J'crache des versés c'est, des morales déversées/
né sous le signe du scorpion, je suis paumé depuis le berceau/
bercé, par les drames, par les pleurs et puis j'en passe/
si je trépasse, c'est que mon chemin ne m'a pas remis en plaçe/
j'suis peut-être sensible, j'ai pas de buts comme un sniper sans cible/
perdu dans cette jungle, sans gps, pas de chemin possible/
c'est plausible que j'échoue, ce serait pas la première fois/
en ce battant on peut y arriver, finir sur la ligne d'arrivée/
mais je dérive et, je rêve qu'un jour mon art vit et/
graver ma peine sur des cd's, pour mon frère décédé/
c'est décidé, j'suis indécis mais, dans ce monde je vais décimer/
mes ennemis, m'acquittai de mes fardeaux comme un arbre écimé/
et si mes calculs sont bons, je devrais partir d'ici mais/
on choisit pas nos vies, si c'était le cas je n'écrirais pas ce texte/
la faucheuse est ambidextre, elle nous tends les deux mains/
elle prend les devant mais, je résiste pour un meilleur demain/
dans la vie y a trop de routes, trop de pont comme un mois de mai/
de meilleurs choix, frère, c'est ce que j'aurais aimé faire/
la vie est éphémere, en effet mère y a trop de méfaits/
mais fait en sorte, que ta vie soit plus rose comme un flamant/
cette flamme en moi m'anime, je manie les mots sans flâner/
les fleurs sont fânées, les plus belles roses logent dans les cimetières/
et si dans ce texte je parait bavard sache que je sais aussi me taire/
je veut toucher les cimes, les signes ne trompent pas, la vie est un combat/
j'veut faire de ma vie un cercle parfait, mais je n'ai pas un bon compas/
les coups bas je connais, je compare la vie à un film américain/
j'veut gouter au bonheur, mais j'ai un gout amère et qu'un/
seul rêve, ce rêve suscite... ma soif de réussite/
je parait lucide mais, en faite je rêvasse comme un gosse de 8 piges/
oui j'pige le problème, c'est que dans ce monde y a trop de "oui" puis/
en faite c'est que des "nan", c'est décevant, on tue le temps en donnant/
on donne toujours, encore et encore notre force et notre rage/
le temps passe, et les gosses meurtris ne font pas leurs âges/
la pluie ne fait pas l'orage, et le soleil ne fait pas le bonheur/
ce serait trop simple, comme se pointer au taf à la bonne heure/
je vais pas te faire un dessin, mais seulement une esquisse/
esquive les coups, prend la vie comme elle vient et ce qui suit/
je n'ai pas cédé à la faucheuse même si j'ai passé des mois/
en émoi, j'ai compris que c'est inutile de dire aidez-moi/
tu nait tout seule, tu meurt tout seule, faut la jouer solo/
on est qu'un homme parmis tant d'autres, seule au/
beau milieux de la merde, semé d'embuches par là, par ci/
je communique avec des rimes, ma langue c'est pas le parsi/
alors tu comprends, tu te reconnait peut-être dans ce que je dit/
tu sais que les jours sont tous les mêmes, un lundi ou jeudi/
c'est un jeu difficile, on joue avec les cartes qu'on nous donne au début/
j'aurais tellement voulu avoir un As et marquer des buts/
mais dès le départ, je n'ai fait que mettre la balle sur le poteau/
la vie me souriait, pourtant je ne l'a prenais pas en photo/
c'est la faute aux démons, ou bien celle de dieu, ou bien je ne sais pas/
la vie c'est dur, et sa n'arrange rien quand les darons se séparent/
c'est pas dur à comprendre, je dirais plutot que c'est difficile/
le bonheur tient sur un fil, je dirais plutot qu'il tient sur des ficelles/
une vie seine c'est rare, je rêve de me tirer sur Mars/
pour marcher libre enfin, car sur Terre j'en ai trop marre ce/
Satan ne me laisse pas vivre, ni respirer en paix/
après tout sa c'est normal, si on trouve que le crime paie/
alors y a pas 36 solutions, pour sourire on a que le shit/
la vie n'est pas un beau roman comme ces conneries de fée clochette/
sa cloche quelque part, c'est tellement dur que dès la naissance on pleure/
puis ont grandit, notre tristesse prends soudainnement de l'ampleur/
j'aurais voulu être plus droit, comme une médiatrice/
être heureux comme ces gens à la télé, mais bon les médias trichent/
être riche, tout le monde en rêve, car l'argent c'est les euros/
et il ne suffit pas de rendre visite à LCL pour être heureux/
heureusement, y a quelques gens sur qui je peut compter/
même si j'dois dire, qu'une seule main me suffit pour les comptés/
j'men rend compte et, à force d'écrire j'me souviens que tout va mal/
rien ne va plus, alors j'écris pour faire évacuer ce mal/
tant de maux, alors trop de mots pour exprimer s'te rage/
ma vie était ensolleilé, personne ne pouvait préduire s'torage/
et si tu croit qu'un 100 mesures suffit pour dire ce que j'ai sur le coeur/
sache que dans ce poker de la vie, y a trop peu de dame de coeur/
rancoeur dans le stylo, dans ce monde, au style on est jugés/
j'divise mes potes par quatre, je ne veut pas cirer le parquet/
assis, resté sur le banc j'écris ce texte et je suis en train/
de me dire que depuis 4 ans le marchand de sable à loupé son train/
je traine, je marche sur le macadame, un join à la main/
j'suis pas un mac-a-dames, je débarque pas comme les alliés à El alamein/
merde, sa me fout le seum quand j'repense à cette époque/
les potes et les délires, apparament être heureux était un délit/
maintenant j'suis bon qu'à écrire, et à rimer pendant 100 phrases/
mais je n'suis qu'un jeune de plus qui passe par cette phase/
et des phases j'en ais vécus, décès, divorce, et cartons empillés/
déménager deux fois par an, quand j'arrivais, je repartais/
on perds confiance, on crois moins en nous qu'aux appareils/
des cas pareils y en a cents milles, on s'assimiles, les apas règnent/
les apparences sont trompeuses, quand on tombe c'est monumentale/
le mentale nous guide, le savoir est un monument, ta le/
droit de lacher, mais faut pas être un lache et/
fait tes lassets, car courir après le bonheur tu va t'en lasser/
la vie c'est pas du gâteau, je ne serais jamais pâtissier/
et je n'suis pas gâteux, ne me dites pas qu'il ne faut pas tiser/
compatissez, l'essentiel c'est que les cents ciels m'accueilent/
je suis HS, et sa n'a rien a voir avec mon taux de THC/
je verse pas de larmes de crocodile, pourtant la mort je l'accoste/
on bosse pour du airness, mais à la fin, dans les airs naissent/
des anges, j'en connais un et je sais qu'il me surveille/
il aimerais me voir porter le costard, mais pour l'instant j'suis en survet/
j'essai de tourner la page, mais dans mon navire j'ai peu d'équipage/
je jette l'ancre, je m'arrête ici mon stylo n'a plus d'encre/